Première neige
Ce matin la ville s'est tue,
comme si quelqu'un, là-haut,
avait posé un doigt sur ses lèvres.
Les toits ont mis leurs gants blancs,
les bus glissent en retenant leur souffle,
et moi, je marche
à petits pas
pour ne pas réveiller le silence.
Peut-être qu'il suffit de cela :
un peu de blanc sur le bruit,
et le monde, un instant,
recommence à voix basse.